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Contre-Plongées à 2 ans et cumule désormais 100 abonnés !

Merci à tous ! 

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Voici une petite liste de l’intégralité des analyses disponibles sur le site :

Amour de Michael HANEKE

Après Mai d’Olivier ASSAYAS

Argo de Ben AFFLECK

Ashes d’Apichatpong WEERASETHAKUL

Avengers de Joss WHEDON

A Touch of Sin de JIA Zang-Ke

Blanche-Neige et le Chasseur de Rupert SANDERS

Camille Claudel 1915 de Bruno DUMONT

Cloud Atlas des WACHOWSKI

Doppelganger de Kiyoshi KUROSAWA

Effets Secondaires de Steven SODERBERGH

Les Enfants Loups, Ame & Yuki de Mamoru HOSODA

Faust d’Alexandre SOKOUROV

The Grand Budapest Hotel de Wes ANDERSON

The Grandmaster de WONG Kar-Waï

Gravity de Alfonso CUARON

The Great Gatsby de Baz LUHRMANN

Happy Together de WONG Kar-Waï

Hollow Man de Paul VERHOEVEN

Hunger Games de Gary ROSS

Iron Man 3 de Shane BLACK

James Bond 007 Skyfall de Sam MENDES

Loving You de Johnnie TO

Maniac de Franck KHALFOUN

Martha Marcy May Marlene de Sean DURKIN

Le Passé de Asghar FARHADI

The Raid de Gareth EVANS

Star Trek Into Darkness de J.J. ABRAMS

Stoker de PARK Chan-Wook

Suspiria de Dario ARGENTO

Twixt de Francis Ford COPPOLA

Tyrannosaur de Paddy CONSIDINE

The We and the I de Michel GONDRY

Wrong de Quentin DUPIEUX

[•REC] 3 : Genesis de Paco PLAZA

Soit 35 analyses venues de tous les pays ! WONG Kar-waï reste favori avec 2 analyses et de nombreux posts à son sujet ! A bientôt pour l’auteur du mois d’Avril et de nouvelles analyses !

The Grand Budapest Hotel - Spectacle du Passé

C’est comme un livre de contes, pour enfants, une histoire lue, récitée, relatée, déformée, qui arrive jusqu’à nous par le biais du flash back, l’échos de souvenirs mourant. Le goût pour la préciosité, la délicatesse et les cheminements à rallonge n’a pas disparu du dernier film de Wes ANDERSON, qui ouvre un univers poussiéreux et vieilli, aux odeurs de regrets et de soupirs passés. Car le monde dans lequel nous propulse le réalisateur, comme souvent, semble déjà appartenir à une époque révolue, oubliée. Tour d’horizon d’un musée, plutôt bien conservé, en compagnie de personnages symptomatiques. 

imageRécit initiatique, le film s’ouvre sur l’arrivée du jeune lobby boy Zéro à l’hôtel, au service de Monsieur Gustave, grand intendant des lieux. Celui-ci incarne à lui seul tout cet univers disparu, tombé en désuétude et démoli par l’arrivée de la guerre et de la violence. Ce refus d’abandonner cet passé flamboyant et codifié sera parfois un allié précieux, déroutant les militaires qui malmènent nos héros, tantôt un fâcheux handicap, conduisant à la mort son représentant… Le récit lui-même est véhiculé par le jeune héros, bien des années plus tard, vieilli et terriblement attaché à l’endroit qu’est le Grand Budapest. Cette affection pour les beautés disparues, les amours et les amitiés malmenés par le temps, peut également de ressentir dans la mise en scène elle-même. 

imageUsant de collages et d’effets visuels désuets, probablement hérités de son escapade en animation (Fantastic Mr Fox), Wes ANDERSON déploie ici tout un panel d’imagerie animée et très ancrée temporellement dans une esthétique de fin de siècle. Les bâtiments et constructions ressemblent à des découpages en papier, ou à ces livres pop-up qui se dressent devant les yeux des enfants à l’ouverture de chaque page. Certaines scènes d’action deviennent des merveilles d’imagination et de rythme, notamment la sublime course poursuite en ski, totalement rétro et basée sur des collages, animations anciennes et jeu d’acteur réduit au minimum. Malgré le dépouillement, l’action se déroule magnifiquement et entraîne le spectateur a vive allure. 

imageParmi ce défilé d’images anciennes et vieillies se dresse un panel de personnages secondaires improbables, souvent réduits à un caractère particulièrement développé : le diabolique et sadique méchant incarné par Willem Dafoe, l’affreuse vieille veuve qu’est Tilda Swinton ou le bagnard briscard emmené par Harvey Keitel. Chacun semble incarner un personnage codifié de contes de fée, un adjuvant ou opposant qui se définirait exclusivement par son rapport à l’intrigue et aux deux personnages centraux autour desquels ils gravitent. On peut regretter leur absence de profondeur par rapport à certaines figures de Moonrise Kingdom ou Darjeeling Limited, probablement due ici à leur profusion. 

imageSi le spectateur s’identifie difficilement au personnage de Ralph Fiennes, Monsieur Gustave, Zero, son jeune apprenti, se fera plus volontiers le vecteur d’identification, incarnant lui-même le rôle de spectateur constant, souvent en retrait par rapport à l’action ou à ses propres péripéties (son histoire d’amour n’est que peu romantique et appuyée). Ce détachement de l’intrigue explique sans doute les nombreux regrets qu’exprime le personnage plus âgé, face à un passé qui lui aurait filé entre les doigts, emportant tous les êtres les plus chers à son cœur, et ne lui laissant entre les mains que cet immense hôtel, refuge des souvenirs et d’une grandeur oubliée, jamais réellement vécue…

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15 Ans de l’AFAR

Si Contre-Plongées publie de nombreuses analyses de films et d’auteurs, rappelons que le site veut également porter un regard sur l’actualité cinématographique française.

Pour cela, les envoyés de Contre-Plongées étaient présents à la soirée des 15 ans de l’AFAR, ou Association Française des Assistants Réalisateurs de fiction. Cette soirée permettait notamment à tous les Assistants, qu’ils soient premiers, seconds, troisièmes ou stagiaires de se réunir, et accueillait nombre d’autres professionnels, régisseurs, directeurs de productions, réalisateurs, etc…

Un discours de remerciement de Laure Monrréal, présidente de l’association, fut suivi d’un important discours tenu par le célèbre réalisateur Costa GAVRAS qui, comme il a pu le rappeler, fut lui-même assistant réalisateur.

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Insistant sur la difficulté de ce métier, de ce domaine, toujours ciblé par les médias et les pouvoirs publics pour son financement, et sur l’importance d’être unis, assistants et autres professionnels, Costa GAVRAS fut religieusement écouté par tous les invités et chaleureusement applaudi.

La soirée se poursuivit dans une ambiance très agréable, une boîte à question fut organisée où chacun pouvait répondre à quelques brèves interrogations sur son métier, le cinéma en France, etc…

Plus d’informations sur le Site de l’AFAR : www.afar-fiction.com/

Merci à Arcamédia (http://arcamedia.tumblr.com/) pour sa revue de presse et ses photos.

Ciné-Club de Contre-Plongées : Février 2014

A quoi ressemble le mois de Février pour Contre-Plongées ? A 5 films vus au cinéma, 3 passionnants, un surestimé et un oubli volontaire !

Only Lovers Left Alive

Très certainement ce que l’on peut voir de mieux en ce moment dans les salles, JARMUSCH revient à des figures sombres et désenchantées comme on les aimait dans Dead Man ou Dawn by Law. Une sorte de langueur ahurissante plane sur le film aux héros vampiriques très incarnés, que Tilda Swinton, John Hurt et Tom Hiddleston rendent inoubliables.

JARMUSCH se passionne dans ce film pour des figures géométriques tenaces, cercles et lignes concentriques qui aspirent le peu d’énergie vitale dont les monstres ont besoin. La scène d’introduction en roue interminable semble hypnotiser le spectateur, le plongeant dès lors dans un monde onirique où le temps se dilue.

Haewon et les Hommes

On l’avait remarqué depuis quelques temps, HONG Sang-Soo s’intéresse à la magie des allers-retour entre des scènes, situations ou personnages, seulement modifiés par de très subtiles modérations. Ainsi le personnage féminin de ce film, comme celui d’Isabelle Huppert dans Another Country, semble revivre des situations romantiques et/ou dramatiques à maintes reprises, accompagnés de protagonistes bien souvent différents, qui rendent l’expérience variable et indécise.

Ainsi le rôle de certains personnages, qui gravitent sans cesse autour de cette jeune femme, se voit-il renforcé, modifié ou fragmenté selon les allers retours et les mouvements de caméra. Plus que jamais, l’emploi du zoom, pourtant rejeté chez bon nombres de cinéastes, trouve sa justification dans le film pour l’effet de grossissement optique, d’évolution d’un angle de vue, qui s’en trouve ainsi modifié.

Minuscule

Outre une animation soignée et des décors assez somptueusement photographiés, Minuscule touche surtout par la justesse de ses petits personnages et par la vie qu’ils transmettent, malgré l’absence de toute parole (même pour les humains !). Assumant un aspect burlesque très bien maîtrisé, le film se transforme peu à peu en quête épique pour la libération d’un foyer et la reconquête d’une famille.

Encore plus amusant, l’usage que font les insectes de tout objet qu’ils trouvent, de l’allumette à la fronde, les différences de tailles renforçant la dangerosité de certains ustensiles de tous les jours. Bien rythmé, avec certaines plages contemplatives et poétiques, le film risquera sûrement de perdre en route les plus petit, quand les plus grands resteront captivés par l’ambiance.

Dallas Buyers Club

Rôle à Oscars comme il en fleurit chaque année à l’approche de la date fatidique, le film présente une performance impressionnante de la part de Matthew McConaughey, inutile de le nier (bien que moins enivrante que dans True Detective). Mis à part cela, le film reste un biopic très sage et relativement dépourvu d’arguments narratifs intéressants, outre certains seconds rôles intrigants (mais relativement peu crédibles…).

Pompéi

Vilain Canard du mois et ticket de cinéma perdu, Paul W. ANDERSON prouve que le peplum ne s’accorde que très difficilement aux codes des horrors-shooting type Resident Evil. Le problème du film ne provient sûrement pas seulement de ses acteurs médiocres, de ses longueurs incalculables, de son plagiat direct du Gladiator de Ridley SCOTT, ni même de ses effets spéciaux ennuyeux. Non, c’est une gestion ahurissante du découpage lié à la catastrophe finale qui donne le plus envie de s’exclaffer.

Alors qu’un volcan titanesque implose littéralement, chaque personnage prends le temps, entre chaque atterrissage de pierres ardentes ou fractures dans le sol, de palabrer longuement sur son sort, sur ses sentiments ou les actions qu’il lui reste à entreprendre. Des roulements sourds sont soudain interrompus le temps d’une scène romantique, pour reprendre quelques instants après, comme si le temps s’était soudain figé… Et l’on s’étonne encore que nul n’ai survécu… (A l’exception notable d’un certain Pline, totalement absent de l’intrigue…)

Ciné-Club de Contre-Plongées

Février 2014

Haewon et les Hommes de HONG Sang-Soo

Dallas Buyers Club de Jean-Marc VALLEE

Minuscule, la Vallée des Fourmis Perdues de Thomas SZABO et Hélène GIRAUD

Pompéi de Paul W. S. ANDERSON

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